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DESCRIPTION DE LA PROVINCE                           113

       1Jultures contre l'armae innombrable des insectes nuisibles.   Ajoutons
       que les virtuoses de nos bosquets font presque tous partie de ce groupe,
       qui comprend les GRIVES (merle, flûte, etc.), l'ALOUETTE, la MÉSANGE,
       l'HIRONDELLE, le CHARDONNERET, le PINSON CHANTEUR (dit chez nous
       rossignol), le MOINEAU, le GOGLu.-Il faut mentionner aussi l'ENGOULE-
       VENT, le MARTINET (hirondelle des cheminées), et le COLIBRI (oiseau-mou-
       che), cette fleur ailée qui anime nos jardins.
           Ilya enfin tout un nombre d'oiseaux, de plus ou moins grande taille,
       dont tout le rôle, à notre point de vue, paraît consister à enrichir la partie
       ornithologique de notre faune.   C'est d'abord l'AIGLE DORÉ; ce sont le
       HIBOU et la CHOUETTE, le CORBEAU et la CORNEILLLE, le FAUCON, la BUSE,
       la GRUE, le PIC, le GEAI, le HÉRON, etc.

                             3.-Nos principaux poissons.

           Il suffit de considérer l'aspect et la situation de la province de
       Québec pour deviner sa richesse en poissons.   Baignée par la mer, tra-
      versée dans toute sont étendue par l'un des plus grands fleuves, couverte
      de lacs et de rivières, elle est l'un des pays de pêche les plus favorisés.
           D'abord, au point de vue du sport, la pêche si émotionnante au
      SAUMON COMMUN et au SAUMON AMÉTHYSTE (ouananiche), et à la TRUITE,
      peut se pratiquer dans un grand nombre de cours d'eau et de lacs et
      offre des ressources abondantes à l'amateur.    Les pouvoirs publics ont
      toutefois, et très sagement, imposé des restrictions à l'exercice de ce
      sport, afin de maintenir à ce point de vue la richesse de nos eaux; de même
      ils ont créé des établissements de pisciculture pour repeupler à mesure
      les rivières et les pièces d'eau.
           La grande pêche, qui fournit à un commerce très considérable, se
      pratique dans l'océan et dans le golfe du Saint-Laurent.   La MORUE, le
      HARENG et le MAQUEREAU, qui sont l'objet de cette pêche, alimentent
      un commerce qui s'étend dans presque tout l'univers.
           Tous les poissons nommés jusqu'ici offrent encore, il est à peine
      besoin de le dire, des ressources précieuses pour l'alimentation.  Mais, à
      ce point de vue particulier, notre faune ichtyologique est d'une richesse
      considérable.  En effet, outre les aliments exquis que constituent le
      saumon, la ouananiche et la truite, elle compte encore comme poissons
      comestibles: l'ACHIGAN, l'ALOSE, l'ANGUILLE, l'ÉPERLAN, le BAR, le
      BROCHET, la CARPE (1), le SANDRE (que nous nommons ici le doré),
      l'ESTURGEON, le FLÉTAN, le MASKINONGÉ, la PETITE-MORUE et le THON.
      Quelques-uns de ces poissons sont purement océaniques: le flétan et le
      thon; quelques autres n'habitent que les eaux douces: l'achigan, le
      brochet, le maskinongé, la carpe, le doré; les autres vivent alternative-
      nent dans la mer et dans les eaux douces.
           Enfin, ne serait-ce qu'au point de vue scientifique et pour compléter
      la liste de nos poissons remarquables, il convient de mentionner, à titre
      d'habitants de nos eaux océaniques, la RAIE, si curieuse par sa forme de
      raquette, et le REQUIN, célèbre par sa férocité et sa voracité.
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