Page 127 - La Généalogie retrouver ses ancêtres
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112             DESCRIPTION DE LA PROVINCE

               prix très élevés. Toutefois c'est le RENARD qui occupe à cet égard le pre-
               mier rang.   Le renard arctique, au poil soyeux et d'une blancheur imma-
               culée, fournit déjà une fourrure très riche, mais dont la valeur marchande
               est bien inférieure à celle de la peau du renard argenté et surtout du renard
               noir.  Une peau de cette dernière variété s'est vendue jusqu'à $2700.
               C'est dans la partie septentrionale de la Province que l'on rencontre le
               renard noir et le renard argenté.  En quelques endroits de cette région,
               on a même établi des fermes d'élevage, pour répondre à la demande
               croissante de ces riches fourrures et tirer profit de la vogue dont elles.
               jouissent chez les fervents de la mode.

                                      2.-N08 principaux m8eaux.

                    Sur la douzaine de mille espèces d'oiseaux qu'il ya tout autour du
               globe terrestre, la province de Québec en compte à peu près 300, qui
               passent ou qui se tiennent sur son territoire.  Parmi ces trois centaines
               d'espèces, il y a lieu de distinguer les oiseaux qui n'ont d'autre rôle que
               d'assurer les plaisirs de la chasse, ceux qui ont une utilité économique,
               ceux qui protégent nos cultures contre les insectes, ceux qui simplement
               embellissent "le paysage" par leur coloration ou leur chant, ceux enfin
               dont l'importance semble plutôt vague.
                   Bien que les chasseurs dignes de ce nom fassent presque toujours
               "la chasse pour la chasse", il se trouvent souvent que le gibier qu'ils
               abattent comprend ceux de nos oiseaux sauvages dont on tire profit
               d'une façon quelconque.   Les CANARDS et SARCELLES, l'OUTARDE, l'OIE
               SAUVAGE, le PLUVIER, la PERDRIX: tels sont les oiseaux qui font géné-
               ralement l'objet de la chasse proprement dite.   A propos de la perdrix,
               il faut remarquer que ce nom se donne chez nous, non pas à l'oiseau qui
               porte cette désignation dans la nomenclature scientifique et qui ne fait
               pas partie de la faune canadienne, mais bien à trois espèces qui sont
               le tétras, la gélinotte et le lagopède.  Nos canards comprennent une
               dizaine d'espèces différentes et sont abondants.     Le PLECTROPHANE
               DE NEIGE (oi8eau blanc) existe encore très nombreux, tout l'hiver, dans
               nos campagnes.    L'EIDER, dit vulgairement moyac, fournit un duvet
               apprécié, tandis que beaucoup d'oiseaux de mer, nichant sur les îles du
               Saint-Laurent inférieur, donnent lieu à des récoltes d'œufs, très fruc-
               tueuses, assurément, mais dont l'abondance même est alarmante pour les
               gens qui s'intéressent à la conservation de notre richesse ornithologique.
                   Ces oiseaux de mer, ce sont entre autres: le PINGOUIN, le HARLE
               (bec-8cie) , le FOU DE BASSAN (margau) , le CORMORAN, la MOUETTE, le
               GOELAND, le PERROQUET DE MER, le PLONGEON (huard), la STERNE
               (hirondelle de mer) le PETREL, le GUILLEMOT (pigeon de mer).-Il faut rap-
               peler le souvenir, car ce n'est plus que cela, du PIGEON VOYAGEUR
               (tourte), qui abondait autrefois dans la province, et dont on ne trouve
              plus chez nous un seul spécimen.
                   Les passereaux forment un groupe très important, parce qu'ils sont
               presque tous insectivores, et qu'ils protègent les arbres et toutes nos
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